Partie 4 · Raconter une histoire
Une slide, un message : titres, conclusion et erreurs
L'executive summary est la source du deck : on ne crée pas deux histoires. Les 8 blocs du résumé (vision, problème, solution, marché, business model, traction, équipe, fundraising) deviennent les 10 slides.
Une slide = un message. Le titre raconte déjà l'histoire. Mauvaise slide : « Notre marché » avec TAM, SAM, SOM, concurrents, 12 chiffres, 3 paragraphes. Bonne slide : « Nous ciblons d'abord 10 000 cabinets en France », 10 000 × 3 600 €/an = 36 M€ de marché annuel.
| Titre faible | Titre qui raconte |
|---|---|
| Business Model | Un SaaS à 300 €/mois avec 80 % de marge brute |
| Marché | 36 M€ de revenus annuels potentiels |
| Traction | 20 entretiens confirment le problème |
Règle : si quelqu'un ne lit que les titres, il doit comprendre l'histoire.
Vérifie que tu as compris
La conclusion : ne finis pas par « Voilà, merci ». Propose : ce que nous construisons, pour qui, pourquoi maintenant, ce que nous cherchons, ce que nous allons prouver. Exemple : « Nous levons 500 k€ pour atteindre 100 clients en 18 mois et démontrer la viabilité du modèle. »
Les 7 erreurs qui tuent un pitch deck : (1) trop de texte, (2) trop de technologie, (3) chiffres sans calcul, (4) projections sans hypothèses, (5) tout le monde est notre client, (6) nous n'avons aucun concurrent, (7) 10 slides = 10 histoires.
Le test de l'investisseur : retire-toi après avoir donné le deck ; la personne doit pouvoir reconstruire le dossier : que faites-vous ? pour qui ? quel problème ? pourquoi la solution est utile ? comment gagnez-vous ? quelle taille de marché ? qu'avez-vous prouvé ? pourquoi vous ? combien cherchez-vous ? que permet cet argent ?
Mission finale : executive summary (1 page), pitch deck (10 slides max), pitch (5 minutes), Q&A (objections et hypothèses critiques). « Ne présentez pas votre technologie. Présentez une opportunité d'entreprise. »
Vérifie que tu as compris